Le villages riverains, près du parc national de Kahuzi-Biega (PNKB), dans l’est de la République démocratique du Congo, vivent dans la misère d’une population autochtone pygmée

24 Mai 2018

La vie du peuple pygmée était étroitement liée à la forêt de Kahuzi-Biega. Loin de leur «paradis perdu», ils devraient désormais oublier la chasse, la cueillette et leur nomadisme, pour s’intégrer et s’adapter à un nouveau style de vie. Les Pygmées sentent qu’ils ont perdu leur dignité parce qu’ils n’ont plus rien à partager avec leurs voisins, comme ils le faisaient dans le commerce et le troc. Ils doivent dépendre d’autres tribus pour leurs besoins quotidiens. Ainsi, ils sont exploités par ces tribus qui les considèrent comme une force de travail destinée à toutes sortes de travaux dégradants et sans valeur. Les pygmées connaissent, par conséquent, une crise alimentaire, de mauvaises conditions d’hygiène, une mauvaise éducation de leurs enfants, des soins de santé médiocres, des problèmes de logement, etc.

Monsieur MAROC KAGANDA, un résident pygmée du village de Buyungule près de PNKB. Il est devenu veuf de 6 enfants depuis mars 2018 quand il a perdu sa femme à cause du paludisme. Dans ses bras est sa fille cadette MINANI de 3 ans, et le garçon ASHUZA de 5 ans debout à son côté.

Avec le soutien financier de Wild Earth Allies (WEA), primate expertise (PEx) met en œuvre des programmes de conservation communautaires en réponse à la vulnérabilité des peuples autochtones en général et ceux vivant près du PNKB en particulier, pour assurer la conservation durable de non primates (gorilles et chimpanzés) et d’autres espèces sauvages grâce à des activités génératrices de revenus qui sont en harmonie avec la conservation.

Avantage de l’élevage de cobayes couplé avec le jardinage domestique par les communautés autochtones pygmées en bordure du Parc national de Kahuzi-Biega (PNKB) en RDC.

Reproduction des petits-nés dans les cobayeries communautaires à Buyungule.

 Reproduction des petits-nés dans les cobayeries communautaire d’alimentation aux ménages pygmées vivant au tour du PNKB.

L’elevage de cobayes est un atout précieux pour les pauvres.Par conséquent, sa pratique doit être considérée comme une activité familiale importante dans les zones rurales. Le cobaye est un petit herbivore qui dispose d’atouts manifestes pour les populations démunies.De ce fait, sa pratique est à considérer comme une activité familiale secondaire, pratiquée par certains membres des ménages dans les milieux ruraux.

Cobayes alimentant les ménages pygmées vivant autour de PNKB à Chahoboka-Katana.

Les cobayes sont très prolifiques et leurs rejets sont une source utile de bio-engrais pour soutenir les petits jardins de végétales au niveau des ménages. Cette pratique est assez courante et bien généralisée dans la communauté.

Monsieur Tonton Mutabunga habitant du village pygmées deChahoboka a Katana  sarclant les amarantes produites dans son jardin potager en utilisant les rejets des cobayes comme engrais organiques.

 L’élevage des cobayes couplé à l’agriculture familiale en image

Mr Tonton MUTABUNGA resident of Cyahoboka village near KBNP weaving the amaranths produced in his vegetable garden by using the droppings of guinea pigs as organic fertilizer.Mr. MAROCK KAGANDA is a resident of the pygmy village near KBNP.small guinea pigssmall Guiena pigsvegetable garden by using the droppings of guinea Pigs

 

 

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